Le réchauffement climatique en Chine

De nos jours, les changements climatiques sont des sujets de préoccupation pour toute l’humanité. C’est une menace immédiate et potentiellement irréversible pour la planète, pour réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) la coopération de tous les pays est nécessaire. C’est pour cela que tous les ans, la Conférence des parties se réunit pour prendre des décisions pour lutter contre les changements climatiquesDe plus cette année pour la COP 21, la Chine envoie des signaux plutôt positifs en vue d’un accord sur le changement climatique.

Qu’est-ce que les gaz à effet de serre causes et conséquences

À l’origine du changement climatique il y a les gaz à effet de serre, ces gaz forment une couche qui se concentre dans le haut de l’atmosphèreLes gaz à effet de serre sont naturellement présentés et sont composés du dioxyde de carbone CO2, le méthane CH4, et le protoxyde d’azote N2O, ces gaz captent et retiennent la chaleur. Grâce à eux, la température de la Terre est en moyenne à 15°C sans eux, il ferait -18°C. Une petite quantité de gaz à effet de serre est produite naturellement, par exemple, respiration des êtres vivants, digestion des herbivores, marécages, feux de forêt…
Depuis la révolution Industrielle, la majorité des gaz émis a provoqué l’augmentation artificielle des gaz à effet de serre (utilisation de combustible fossile, la déforestation, l’élevage et l’agriculture…). Entre 1850 et 2012, les émissions annuelles de CO2 issues de la combustion d’énergies fossiles ont été multipliées par 160. Par conséquent, la température moyenne globale de notre planète s’élève à +0.85°C entre 1850 et 2010. D’après les scientifiques, la température moyenne de la Terre entre aujourd’hui et 2100 devrait augmenter de 1 à 5°C.
Le réchauffement climatique provoque des dérèglements naturels, température, régime des pluies et des vents, biodiversité, acidité de l’océan…

La pollution en Chine & la COP 21

La Chine connaît depuis quelques années une extraordinaire croissance économique, de ce fait les secteurs industriels tournent à plein régime. Par exemple, les usines de charbon émettent une quantité incroyable de polluant dans l’air, mais les déchets ne sont éliminés que dans une faible mesure.
Avec 28% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, la Chine est devenue le premier émetteur de gaz à effet de serre, devant les États-Unis. En effet, selon le journal Global Times, les Pékinois ont respiré 179 jours de pollution durant l’année 2015, dont 46 jours de très forte pollution. La concentration de particules de 2.5 micromètres (PM2.5) atteignait les 80.6 microgrammes par m3 en moyenne journalière en 2015. Un air pollué huit fois supérieur aux recommandations de L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

La moyenne recommandée par Organisation Mondiale de la Santé du PM

  • 2.510µg/m3 moyennes annuelles
  • 25 µg/m3 moyenne sur 24 heures

Chaque année la Conférence des parties se réunit pour décider des mesures à mettre en place pour limiter le réchauffement climatique. Si la Conférence de Copenhague en 2009 fut un échec car la Chine est restée ferme sur leur intention de réduire leurs émissions de GES de seulement 40 à 45% d’ici 2020 par rapport à 2005. LA Conférence de Paris (COP 21) fut un pas historique. En effet, la Chine prenant conscience de l’ampleur du problème dans son propre pays a promis de contribuer à la baisse des gaz à effet de serre. D’après AFP, la Chine va moderniser d’ici 2020 ses centrales au charbon afin de diminuer leurs émissions polluantes de 60 %. L’opération permettrait d’économiser quelque 100 millions de tonnes de charbon brut et d’éviter le rejet d’environ 180 millions de tonnes de CO2 chaque année. À l’horizon 2020, la Chine assure qu’elle aura fermé les centrales qui ne respectent pas les normes en matière d’économies d’énergie.

La nouvelle arme contre la pollution en Chine

Pollution en Chine
Les métropoles chinoises suffoquent sous la pollution. Pour lutter dans un premier temps contre la pollution, le gouvernement a mis en place une circulation alternée durant les pics de pollution et une restriction sur les nouvelles plaques d’immatriculation. En effet, une loterie qui se tire tous les 2 mois est mise en place à Pékin et 100 000 plaques par an sont mises aux enchères à Shanghai, prix moyen d’une plaque 12 000 euros.
Pour éviter d’attendre une éternité ou de payer sa plaque à un prix exorbitant, la solution est la voiture électrique. Le succès de la voiture verte est dû en partie aux généreuses subventions de l’État. En effet, le gouvernement rembourse $6000 à chaque acheteur de voiture hybride et avec les aides de la ville comme Shanghai, le prix de la BYD passe de $45 000 à $32 000 et en prime la plaque est offerte.
Parmi les voitures électriques la grande vedette est la voiture hybride Qin de chez BYD. C’est le premier hybride totalement conçu dans des usines chinoisesLa voiture a une autonomie de 70 kilomètres en mode électrique, une batterie garantie à vie, une télévision satellite intégrée etc. Autant davantage qui attirera les consommateurs chinois.

Le réchauffement climatique est de nos jours un réel problème pour la planète surtout pour la population chinoise qui passe le plus clair de leur temps à respirer un air non conforme aux normes de l’OMS. Durant la COP 21, la Chine a promis de faire un effort sur leur émission de GES, mais cela n’est pas suffisant. Le gouvernement a donc mis en place certaines dispositions en ce qui concerne les voitures, poussant les consommateurs chinois à acheter des voitures électriques. La Chine est le premier marché automobile du monde et est déjà devenu le premier débouché pour les véhicules électriques selon la fédération des constructeurs chinois, 247 000 voitures particulières et utilitaires « zéro émission » ont ainsi été immatriculés en 2015, soit 300 % de mieux en un an.

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