LE CLIMAT POLITIQUE

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Depuis quelques mois, on entend beaucoup parler de la loi travail qui fait polémique et qui divise les salariés et les entreprises. Ce projet de loi vise à favoriser l’embauche, protéger les salariés et également permettre aux entreprises d’avoir une plus grande marge de manœuvre.

Le gouvernement de Manuel VALLS souhaite depuis plusieurs mois assouplir le marché du travail afin de réduire le chômage qui a considérablement augmenté depuis ces cinq dernières années.

Le débat sur cette loi apparaît dans un contexte où la majorité de gauche apparaît divisée, notamment sur la politique économique et sociale de François Hollande. Les députés frondeurs ont contesté plusieurs mesures depuis 2012, comme la réforme des retraites ou le travail le dimanche.

Le projet de loi laisse plus de libertés aux entreprises pour fixer le temps de travail de leurs salariés ou pour procéder à des licenciements. Car ces dernières années beaucoup d’entreprises ont quitté la France ou baisser le rideau car le marché du travail n’est pas assez souple. Concernant le travail le projet de loi maintient la durée légale du temps de travail à 35 heures par semaine avec maximum de dix heures de travail par jour. La majoration salariale des heures supplémentaire et un avis lepeignoir reste identique (25% les huit premières heures, puis 50%). Cette nouvelle loi précise et élargit les conditions dans lesquelles un employeur peut procéder à un licenciement économique. Désormais si une entreprise cherche à conquérir un nouveau marché elle peut moduler le temps de travail des salariés de manière à être compétitive.

Mais ce projet de loi fait grand débat, le 9 mars 2016, des manifestations partout en France rassemblent entre 224 000 et 500 000 personnes contre le projet de loi. Une semaine plus tard, après avoir rencontré les syndicats de salariés et les organisations étudiantes, le gouvernement annonce avoir modifié le texte. Ces modifications sont critiquées par le MEDEF et la CGPME mais saluées par la CFDT . La CGT, FO et l’UNEF continuent de demander le retrait du projet. La rébellion contre ce projet augmente de plus en plus, fin mars 2016 : à l’appel des syndicats de salariés et des organisations de jeunesse, les manifestations rassemblent entre 390 000 et 1,2 million de personnes. Le débat étant de plus en plus médiatisé beaucoup plus de personnes se mobilisent pour défendre ses idées. Les mouvements sociaux deviennent de plus en plus nombreux et touchent tout le monde. Les derniers en date sont les les blocages de raffinerie et dépôts de pétrole et le fait que des automobilistes aient tendance à anticiper une pénurie d’essence entraînent une rupture partielle ou totale de la distribution de carburant dans plusieurs stations essence.

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